Financement du service universel
La Poste et les sociétés du groupe doivent financer le service universel postal par leurs propres moyens, grâce aux revenus provenant du service universel lui-même ainsi que des prestations ne relevant pas service universel. Il est cependant interdit à la Poste d’utiliser les revenus du service réservé (monopole sur les lettres jusqu’à 50 grammes) pour réduire le prix des prestations ne relevant pas du service universel (interdiction des subventions croisées).
La Poste est tenue de présenter chaque année les coûts nets découlant de son obligation de fournir le service universel. La présentation de ces coûts nets est la condition préalable de leur compensation. La PostCom approuve le calcul des coûts nets ainsi que la preuve du respect des prescriptions régissant la compensation de ces derniers. La procédure à suivre et les compétences de la PostCom en la matière sont réglées dans la législation postale.
Interdiction des subventions croisées dans les cas particuliers
L’art. 19, al. 1, LPO règle l’interdiction des subventions croisées. Il dispose en l’occurrence que la Poste ne peut utiliser le produit de la vente du service réservé que pour couvrir les coûts du service universel, précisant en outre qu’elle n’a pas le droit de l’utiliser pour octroyer des rabais sur des prestations ne relevant pas de l’un ou l’autre des deux mandats de service universel (services postaux et services financiers).
La vérification du respect de l'interdiction des subvenmtions croisées intervient chjaque année en application de l'art. 55 OPO. Les derniers chiffres sont consultables dans le rapport annuel:
Coûts nets découlant de l’obligation de fournir le service universel
La législation postale définit les coûts supplémentaires découlant de l’obligation de fournir le service universel comme coûts nets du service universel.
Selon l’art. 49, al. 1, OPO, les coûts nets résultent de la comparaison entre le résultat que la Poste et les sociétés du groupe réalisent effectivement en ayant l’obligation de fournir le service universel (résultat réel) et celui, fictif, qu’elles réaliseraient si elles n’avaient pas cette obligation (résultat hypothétique).
L’al. 2 du même article précise la méthode de calcul des coûts nets. Pour les déterminer, la Poste soumet à la PostCom un scénario hypothétique rendant compte de ce que seraient ses activités commerciales sans l’obligation de fournir le service universel. Le résultat réalisable selon ce scénario hypothétique est ensuite comparé au résultat effectif. La différence entre les deux résultats correspond aux coûts nets.
Ceux-ci sont donc égaux aux coûts que la Poste pourrait éviter sans le mandat de service universel moins les recettes qu’elle ne réaliserait pas sans ce mandat (art. 50, al. 1, OPO).
La PostCom a approuvé la méthode de calcul ainsi que le scénario hypothétique sans obligation de fournir le service universel en 2013.
Le scénario a été actulaisée en 2016 ainsi qu'en 2021 et en 2024.
12.05.2016 - Verfügung 10/2016 betreffend Genehmigung des Szenarios ohne die Verpflichtung zur Grundversorgung (Art. 49 Abs. 2 VPG) (en langue allemande) - entrée en force
28.10.2021 - Verfügung 15/2021 betreffend Nettokosten: Anpassungen des hypothetischen Szenarios (en langue allemande) - entré(e) en force
24.10.2024 - Verfügung 11/2024 betreffend Genehmigung der Anpassungen des hypothetischen Szenarios ohne Verpflichtung zur Grundversorgung zwecks Berechnung der Nettokosten (en langue allemande) - entrée en force